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  • Karine Jégousse

Qui a décidé que nous devons porter aujourd’hui et demain nos choix d’hier ?

23ème jour de confinement, presque 24ème, à l’heure où j’écris ces lignes, ou plutôt je Crie ces lignes.

Un gros OUF sort de mon cœur à cet instant.

Depuis 4 semaines nous entendons, lisons, relisons des « Il faut que, nous devons faire ceci, cela », et des tonnes d’injonctions plus contradictoires les unes que les autres.

Je sature.

J’ai toujours aimé le « LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE » de notre pays, j’ai foi dans sa force et j’accorde une importance particulière à cette 1ere valeur qu’est la liberté.

Tous les médias, les réseaux sociaux et finalement les vecteurs de communication quel qu’ils soient colportent un tout autre discours qui se rapproche beaucoup plus de « Famille, Travail, Patrie », prenons soin de notre famille, travaillons pour limiter les dégâts de l’économie et sauver notre pays des vilains virus étrangers.

Je ne peux m’empêcher de penser que le dernier qui a mis ce triptyque, au sens 1er, en avant, s’appelait Philippe Pétain, et il a baissé les bras devant l’ennemi, c’était le 22 juin 1940.

C’est ce que je ressens, je vous le partage, ce n’est pas un jugement de valeur, c’est mon décodage, avec mes filtres à moi, aujourd’hui en toute sincérité.

Notre famille, c’est bien joli, mais laquelle, celle des liens du sang (parce que cela rentre bien dans les cases de la norme et du « il faut que ») ou bien celle élargie de tous ceux qui comptent vraiment, de ceux qui partagent vos préoccupations, vos engagements pour l’avenir, vos sentiments, vos convictions, il y a tant de sens possibles. C’est le moment de se questionner, dois-je rester dans les cases, cela me convient-il ou non ?

Le travail, nos jobs, ceux qui nous font vivre financièrement qui nourrissent nos comptes en banques pour assurer le nécessaire quotidien, ou le travail de découverte de soi, bien moins visible, qui n’attend aucune reconnaissance et pour autant plus « nourrissant » dans le temps. Un ami, de ma famille élargie, m’a fait remarqué hier que ce dernier travail fait partie du temps long, que le mouvement est infime au quotidien et immense pour notre capacité à appréhender la vie dans sa globalité. C’est le moment de me questionner, quel type de travail puis-je réaliser en ce moment, quelle réelle valeur ajoutée puis-je créer ?

La patrie, notre pays est magnifique en de nombreux points, sa culture, ses arts, ses dispositifs d’entre aide (j’insiste même s’ils ne sont pas parfaits), son histoire, et ses peuples, sa capacité à rebondir, à se mobiliser pour des bonnes ou des mauvaises causes, chacun ses filtres et ses convictions (c’est aussi cela la liberté), et bien d’autres choses encore ; mais là n’est pas le sujet. Le sujet c’est que nous vivons tous sur le même socle, la Terre, et pour que vive notre chère France encore faut-il que la planète lui permette d’exister, et là encore, que faisons-nous en ce moment, quels actes, quels engagements pouvons-nous transformer à notre échelle, sur notre territoire, au-delà de nos frontières ? Partager me paraît être le maître mot. Partager nos connaissances, nos idées, nos essais, nos réussites, nos échecs, et surtout ne pas nous renfermer ! C’est ainsi que nous pourrons mettre en œuvre le principe de subsidiarité (le problème est efficacement résolu par ceux à qui ils se posent là où il se pose) si bien décrit par Marc Halévy (philosophe et physicien français) pour contribuer à fertiliser le terrain de jeu sur lequel nous évoluons chaque jour.

Voilà, j’ai envie de crier que ce temps de restrictions de nos libertés de nous mouvoir, peut être le temps de la liberté de devenir Soi.

La plupart d’entre nous, subissons encore plus de contraintes qu’auparavant, sans compter le stress de l’incertitude, du manque de visibilité, et pourtant...

La seule chose sur laquelle nous avons réellement le pouvoir en ce moment c’est sur Nous, sur notre ETAT d’ETRE.

D’accord, certains sont déjà préparés, certains ont déjà l’envie, certains ont déjà cheminé, c’est plus facile ! Et qui a dit que ce serait facile, le courage est souvent plus nécessaire pour Etre soi que pour Etre Convenant, Convenable.

D’accord d’autres ne sont pas préparés, c’est difficile, inaccessible, superflu ? Mais qui a dit que l’apprentissage s’arrête à la sortie de l’école ?


Qui a décidé que nous devons porter aujourd’hui et demain nos choix d’hier ?


Nous sommes libres, libres de choisir de nous transformer, d’initier un mouvement par notre motivation, notre envie d’Etre Bien, parce qu’Etre bien avec soi c’est aussi permettre aux autres d’Etre eux-mêmes, et c’est là que l’Egalité peut exister.

Quant à la Fraternité, s’agissant du lien affectif et moral qui unit une fratrie, j’aime à penser, à espérer que nous sommes attachés, au-delà de nos familles de sang, dans nos entreprises, nos organisations, nos territoires, nos relations professionnelles et pourquoi pas toutes nos relations au lien affectif qui nous unit les uns aux autres.

Le lien entre NOUS, entre les Personnes est ce qui nous aide à grandir, à progresser, à réussir ce que nous décidons d’entreprendre. Rappelons-nous, Seul nous allons vite, Ensemble nous allons loin ; et il y a des "Ensemble" qui boostent croyez moi.

Sortons des cases, peu importe le regard de la normalité, du dogme, soyons libres d’Etre Autrement si c’est pour Etre Bien et d'autant plus si c'est pour Etre Bien avec d'autres.

Mon cœur est plus léger après vous avoir livré ces quelques lignes, alors simplement merci.

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